Le LSAP est fier que le Luxembourg va devenir, après la France, le deuxième pays de l’Union européenne à inscrire dans sa Constitution le droit des femmes à l’autodétermination.
Pour le LSAP, le droit des femmes à disposer de leur corps est un droit fondamental. En inscrivant la « liberté » d’avorter dans la Constitution, cette autodétermination est enfin garantie au niveau constitutionnel. Il s’agit d’une avancée importante, car cette liberté devient ainsi un droit fondamental qui ne peut pas être remis en cause simplement par une initiative législative — comme on le constate malheureusement dans d’autres pays où des politiciens ultraconservateurs et des autocrates restreignent de plus en plus les droits humains, et en particulier les droits des femmes.
Le LSAP s’est toujours engagé de manière cohérente pour le droit à l’autodétermination. C’est pourquoi il soutient le compromis trouvé aujourd’hui au sein de la Commission parlementaire des Institutions, qui permet d’obtenir la majorité des deux tiers nécessaire à une révision constitutionnelle : la Constitution garantit la «liberté » de choisir l’interruption volontaire de grossesse. Le LSAP aurait certes préféré que cela soit explicitement formulé comme un « droit » dans la Constitution, mais la priorité reste claire : garantir que la femme elle-même – et personne d’autre – puisse décider de son propre corps.
Ceci constitue non seulement une grande avancée pour les droits des femmes, mais aussi pour les droits individuels et pour notre démocratie.
Le LSAP regrette toutefois que l’occasion n’ait pas été saisie pour inscrire également dans la Constitution le droit à la contraception. La liberté de décider de sa propre fertilité et de la planification familiale est un élément fondamental de l’autodétermination, qui devrait également être protégé au niveau constitutionnel.
En parallèle, le LSAP plaide fermement pour que le « délit d’entrave » soit introduit dans la législation, et prendra prochainement une initiative en ce sens. Aucune personne, aucun groupe (familial) ni aucune organisation ne doit pouvoir empêcher ou tenter d’empêcher une femme de recourir à une interruption de grossesse.
Pour le LSAP, l’autodétermination des femmes n’est pas négociable !
