La pauvreté n’est pas une fatalité, mais une injustice ! Le LSAP propose des perspectives pour sortir de la pauvreté 

La pauvreté n’est pas une fatalité, mais une injustice !
Le LSAP propose des perspectives pour sortir de la pauvreté

Les chiffres sont alarmants pour un pays aussi riche que le Luxembourg : 18,1 % de la population se trouve en situation de risque de pauvreté – soit une personne sur cinq. Les 10 % des ménages les plus riches possèdent la moitié de la richesse privée totale du pays. Une personne sur sept qui travaille ne gagne plus assez pour vivre dignement. Un enfant sur quatre risque de grandir dans des conditions précaires.

Et l’écart social se creuse de plus en plus rapidement. La pauvreté est un grave problème de société – de plus en plus de personnes glissent vers la précarité.

Un plan sans moyens n’est pas un plan

Il y a presque deux ans, le gouvernement avait fait de la lutte contre la pauvreté sa priorité politique. Aujourd’hui, alors qu’il vient finalement d’annoncer la présentation prochaine de son « Plan d’action national contre la pauvreté », aucune trace de ce plan ne figure dans le budget de l’État. Cela nous inquiète profondément – pour le LSAP, c’est même irresponsable.

Lutter contre la pauvreté, c’est agir, pas attendre

Pour le LSAP, c’est clair : la pauvreté n’est pas une fatalité, mais une injustice. Il est donc essentiel de donner aux personnes concernées les moyens de sortir de la pauvreté. Car les personnes en situation de pauvreté n’ont pas besoin de charité – elles ont besoin de perspectives d’avenir justes et concrètes. Et offrir ces perspectives est avant tout une question de volonté politique !

C’est pourquoi le LSAP demande la mise en œuvre rapide des mesures suivantes :

Logement : Habiter ne doit pas être un privilège

  • Introduction d’un quota obligatoire (au minimum 20 %) de logements abordables dans chaque commune.
  • Lancement d’un programme national de construction de logements sociaux.
  • Promotion résolue de formes alternatives de logement : cohabitations intergénérationnelles, coopératives, etc.
  • Meilleure protection des locataires contre les expulsions pour un « besoin personnel » abusivement invoqué.
  • Responsabiliser les propriétaires concernant la salubrité de leurs logements mis en location.

Précarité financière : Le travail doit payer

  • Augmentation immédiate du salaire minimum de 100 € nets, puis relèvement progressif jusqu’à 60 % du salaire médian (comme prévu par la directive européenne sur le salaire minimum).
  • Garantir un revenu décent : revaloriser la pension minimale et le revenu d’inclusion sociale (REVIS) en conséquence.
  • Réglementer le travail précaire (travail de plateforme, intérim, etc.) par le droit du travail.
  • Réduire plus progressivement la dégressivité des aides sociales lorsque les revenus augmentent.
  • Assurer un accompagnement social pour les personnes surendettées et proposer en général une aide à la gestion du budget familial.
  • Introduire des tarifs sociaux pour l’énergie, Internet, les assurances, etc.
  • Développer et adapter les initiatives favorisant le retour à l’emploi, en mettant l’accent sur la formation (CISP, TUC, AOT, emploi social, etc.).
  • En cas de séparation ou de divorce, revoir la procédure d’avance des pensions alimentaires par le Fonds national de solidarité.

Pauvreté des enfants : Aucun enfant ne doit être laissé de côté

  • Garantir l’égalité des chances dans l’éducation formelle et non formelle : plus de ressources pour les enfants en difficulté dès le départ, et une approche plus adaptée aux besoins des enfants et des parents.
  • Créer davantage d’écoles à journée continue, surtout dans les quartiers où vivent de nombreuses familles défavorisées.
  • Prendre en charge les frais scolaires indirects (excursions, équipements sportifs, etc.) pour les familles à faibles revenus.
  • Assurer des programmes de prévention en matière de santé, de bien-être mental et de nutrition, en considérant la famille entière.
  • Introduire le « secret professionnel partagé » pour améliorer la coopération entre les différents acteurs (écoles, foyers, assistants sociaux, enseignants, etc.).
  • Fournir un kit de naissance gratuit pour les familles défavorisées : couches, produits d’hygiène, contact avec une assistante sociale, etc.
  • L’« intérêt supérieur de l’enfant » doit toujours être la priorité absolue.

 

Sans-abrisme : Personne ne doit rester sans toit

  • Développer une offre publique adaptée aux besoins spécifiques des personnes en situation précaire : personnes âgées, personnes ne pouvant vivre seules, personnes en convalescence – à combiner avec l’approche « Housing First ».
  • Simplifier et clarifier les procédures administratives pour l’obtention d’une « adresse de référence ».
  • Améliorer l’accès aux soins de santé et aux programmes de désintoxication et de sevrage, y compris pour la santé mentale.
  • Inscrire enfin dans la loi la « couverture universelle des soins de santé ».
  • Empêcher l’émergence d’une médecine à deux vitesses et la privatisation du secteur de la santé.

Expérience de fuite et migration : Garantir l’humanité et la dignité

  • Faire respecter les normes minimales dans toutes les structures de l’ONA ainsi qu’à la Maison de Retour – même si les ministres Léon Gloden et Max Hahn semblent ne pas partager cet avis (cf. question parlementaire n° 3064).
  • Proposer dans les structures d’accueil des activités plus constructives, donnant du sens, des objectifs et une structure au quotidien, tout en favorisant le vivre-ensemble dans la commune.
  • Permettre aux personnes issues de la migration de faire reconnaître plus facilement leurs diplômes et qualifications, grâce à des tests de qualification et à des formations ciblées pour les personnes expérimentées.

 

Luxembourg, le 13 novembre 2025.

Communiqué du groupe parlementaire LSAP.