Le LSAP se félicite que la Tripartite soit parvenue hier à un accord de principe visant à aider les familles et les citoyens, à soutenir les entreprises et à lutter contre l’inflation. Après que le gouvernement a longtemps hésité à convoquer une table ronde tripartite, le résultat montre que c’est la bonne voie. Lorsqu’il y a la volonté de discuter ensemble, des solutions peuvent être trouvées. C’est ainsi que fonctionne le modèle social luxembourgeois, et nous nous réjouissons que le gouvernement y soit enfin parvenu.
Salaire minimum
Le LSAP se félicite que sa demande d’une augmentation progressive du salaire minimum de 200 € ait été adoptée. Toute personne qui travaille doit pouvoir vivre de son travail. Bien que le LSAP aurait préféré d’autres mécanismes de financement au lieu d’un crédit d’impôt financé par l’État, ce qui importe en fin de compte, c’est que l’argent parvienne aux personnes qui en ont le plus besoin. Cela est d’autant plus vrai à une époque où, en raison de la crise internationale, le coût de la vie ne cesse d’augmenter.
Coûts énergétiques
En ce qui concerne le plafonnement annoncé des prix de l’énergie, nous devons désormais attendre les détails. En principe, le LSAP n’est pas opposé à une réduction du prix des produits pétroliers pour lutter contre l’inflation, à condition qu’elle soit clairement limitée dans le temps. À moyen et long terme, cependant, la stratégie doit consister à miser sur les énergies renouvelables afin de devenir aussi indépendant que possible des crises telles que celle que nous traversons actuellement avec le conflit iranien. C’est pourquoi nous saluons des mesures telles que les subventions pour les pompes à chaleur ou le leasing social afin de soutenir la transition socio-écologique. Pour le LSAP, il est prioritaire que cette aide parvienne également à ceux qui en ont besoin, comme les locataires qui ne peuvent pas décider eux-mêmes d’une rénovation.
Estimation des coûts
Le coût des mesures annoncées est estimé à 450 millions d’euros sur deux ans ce qui est considérable et doit être considéré comme un investissement pour surmonter ensemble cette crise. Mais nous sommes davantage préoccupés par les nombreuses autres dépenses prévues, pour lesquelles le gouvernement ne précise pas comment il compte les financer. Comme les dépenses en matière de défense, qui s’élèveront à environ 4,4 milliards d’euros au cours des trois prochaines années. Ou la réforme fiscale, qui coûtera à l’État 1 milliard d’euros par an. Le gouvernement ne peut pas simplement fermer les yeux sur ces questions.
Mise en œuvre du paquet de mesures
Le LSAP se réjouit tout particulièrement que le dialogue social fonctionne à nouveau. Le Luxembourg ne peut se permettre un conflit social comme celui que le gouvernement a provoqué ces deux dernières années.
Le LSAP invite également le Premier ministre à associer la Chambre dès le début du processus. Le Premier ministre doit informer la Chambre en détail de la teneur des mesures tripartites et la Chambre doit être impliquée dans leur mise en œuvre. C’est pourquoi nous demandons la création d’une commission parlementaire spéciale chargée d’examiner les textes destinés à mettre en œuvre le paquet de mesures.
Notre tâche, en tant que premier parti d’opposition, consiste également à veiller de très près à ce que ces mesures profitent réellement aux citoyens et ne se limitent pas à de belles promesses. Nous évaluerons donc le paquet de mesures à l’aune de son impact réel : ces mesures aident-elles les gens de manière efficace, rapide et ciblée ? Telle est la question décisive pour nous.
