Des aides socialement justes, pour ne laisser personne à l’abandon
Les prix de l’énergie explosent à nouveau. Dans le contexte de la situation géopolitique actuelle, il semble de surcroît acquis que cette crise ne sera pas terminée demain.
C’est pourquoi il est essentiel de prévoir des aides ciblées pour soulager ceux qui en ont réellement besoin : les personnes à faibles revenus, les petites et moyennes entreprises ainsi que nos agriculteurs et viticulteurs.
Il faut un crédit d’impôt socialement équitable.
En 2023, à la suite de la guerre d’agression russe et à deux réunions tripartites, la coalition de l’époque a introduit un « crédit d’impôt énergie ». Une mesure destinée à aider les revenus faibles et moyens, qui pouvait atteindre jusqu’à 84 euros par mois selon la tranche de revenu. Cela correspond quasiment à un plein de carburant par mois. Le gouvernement devrait s’en inspirer pour faire face à l’évolution actuelle des prix à la pompe.
Taxer les surprofits injustes !
En même temps, il est inacceptable que certains profitent de la guerre et de la misère. Alors que les ménages et les entreprises souffrent de la hausse des prix, quelques entreprises génèrent des bénéfices exceptionnellement élevés.
C’est pourquoi nous demandons une « taxe sur les surprofits » dans le secteur de l’énergie. C’est une question d’équité et de redistribution juste. L’Allemagne, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et l’Autriche ont déjà entrepris une démarche en ce sens auprès de la Commission européenne. Nous nous demandons pourquoi notre gouvernement ne s’y est pas associé (question parlementaire de Georges Engel du 7 avril 2026).
S’attaquer au problème à la racine : réduire la dépendance énergétique
La situation actuelle montre clairement que notre dépendance aux énergies fossiles reste bien trop élevée. Nous sommes encore loin des objectifs que nous devrions atteindre.
Il est temps d’investir de manière cohérente et massive dans le développement des énergies renouvelables et dans nos capacités de stockage.
Le gouvernement doit mobiliser les moyens nécessaires pour investir dans des infrastructures durables. Cela signifie ne pas réduire les subventions, mais les augmenter, afin d’accélérer la transition énergétique et, par là même, notre indépendance. Il s’agit de la seule façon pour parvenir à une transition socialement juste.
La justice sociale est plus nécessaire que jamais
La réalité de la pauvreté au Luxembourg est alarmante. De plus en plus de personnes sont considérées comme « Working poor » et vivent, malgré leur emploi, à la limite de la pauvreté. La guerre et la crise énergétique aggravent encore cette situation.
C’est pourquoi nous avons besoin de davantage de justice sociale, surtout en période de crise. Car la crise énergétique actuelle n’est qu’une parmi d’autres, liée à d’énormes défis, notamment en matière de logement, de marché du travail et de changement climatique.
C’est pourquoi nous avons besoin, maintenant !, d’une tripartite, afin de trouver ensemble, dans le cadre du dialogue social, des solutions ciblées et équitables pour faire face à ces crises, aider les citoyens et planifier l’avenir.
